Carmen Brossard

 

Née à La Chaux-de-Fonds en automne 1957, j’y ai effectué toute ma scolarité ; au collège de l’Ouest pour le degré primaire d’abord ; au collège des Forges pour le degré secondaire ensuite. Après avoir passé un baccalauréat littéraire dans le gymnase de notre ville, j’ai poursuivi mes études à l’université de Neuchâtel pour y obtenir une licence en lettres en 1981 ; licence suivie d’un diplôme pédagogique pour l’enseignement des branches littéraires au degré secondaire et dans les écoles supérieures. Depuis 1982, je suis professeur de français, d’anglais, de géographie et de civisme à l’École obligatoire de La Chaux-de-Fonds ; en parallèle, j’ai été pendant plus de vingt ans « Chargée de mission » au Service de l’enseignement obligatoire (Département de l’instruction publique). Je suis actuellement cheffe de file pour l’enseignement du français, répondante du Secteur sud au « Conseil de l’École » et représentante des enseignants au « Conseil d’Établissement ».

J’adore tout ce qui a trait aux arts : la littérature, le théâtre, l’histoire, la peinture, la musique… . C’est la raison pour laquelle je suis devenue présidente de la SAMH (Société des Amis du Musée d’histoire). Je fais partie également d’un club service : le club Soroptimist et d’un club culturel, le Lyceum dont je suis l’actuelle vice-présidente. Depuis très longtemps, je fais également partie d’une chorale symphonique : la chorale Cantabile dont je suis membre du comité.

Après avoir enseigné la politique pendant plus de vingt ans, je me suis retrouvée, bien malgré moi, à devoir passer rapidement de la théorie à la pratique ! C’était en 2009. Présidente de la Société des Amis du Musée d’Histoire, je me suis plongée dans le tsunami que fut la lutte contre le référendum lancé par l’UDC et la votation populaire qui s’en est suivie. Le 26 septembre 2010, les Chaux-de-Fonniers avaient accepté la rénovation du Musée d’Histoire à plus de soixante pour cent. C’était le jour de mon anniversaire ; pour me taquiner, mes amis me disent souvent que je me suis offert un musée ! Bon, j’avais accepté également de chercher un demi million. Ce ne fut pas chose facile !

Le « virus » ne m’a plus quitté depuis et lorsque l’on s’est approché de moi pour me demander de rejoindre le Parti socialiste, je n’ai pas hésité longtemps. De gauche, je l’ai toujours été. C’était, dans ma famille, une tradition familiale ! De gauche, je le suis restée car on ne peut pas pratiquer le métier d’enseignant sans l’être un peu ou le devenir. L’École, c’est une représentation de la société ; on la côtoie dans son ensemble et l’on y croise le meilleur comme le pire ! Je ne pouvais pas rester indifférente aux soucis, aux problèmes, aux souffrances que j’y ai parfois rencontrés.

Une devise: « Unus pro omnibus, omnes pro uno » (« Un pour tous, tous pour un ») parce que c’est la devise de la Suisse.

Une citation : « Il vient une heure ou protester ne suffit plus, après la philosophie, il faut l’action ». (Victor Hugo) parce je suis quelqu’un qui agit plus qu’elle ne parle !

Une photographie: c’est celle de notre planète parce que je suis géographe, celle qui « décrit » la Terre.

Un moment fort de ma vie associative ou politique ? Avec la rénovation du musée d’histoire, ce fut sans nul doute le Swimaton organisé en 1993 par les clubs soroptimists de Suisse pour récolter de l’argent destiné à la recherche sur la sclérose en plaque. Soixante clubs mobilisés, mille neuf cent membres, des centaines de nageurs pour des dons avoisinants les deux millions de francs. J’étais alors présidente du club chaux-de-fonnier ; nous avions, avec le club du Locle récolté près de cent mille francs dans les Montagnes.

La Ville de la Chaux-de-Fonds, c’est « chez moi » ! J’y ai vécu mon enfance ; j’y passe ma vie d’adulte ; j’y ai mes racines et celles-ci sont profondes. Cette ville, je la connais, je la sens réfléchir, je la sens vibrer, je la sens souffrir : je sais quand elle va bien, je sais quand elle va mal.

J’aime son côté sauvage ! Elle ne se laisse pas facilement approchée, il faut l’apprivoiser, il faut la mériter.

J’aime son côté caché ! Elle ne montre pas ses innombrables atouts! Il faut savoir la regarder, il faut savoir la lire, la traduire, il faut savoir la déchiffrer.

J’aime son côté humain ! Souvent bougonne, parfois râleuse, elle a besoin de ses habitants pour évoluer, pour se moderniser, pour grandir.

Je veux, d’une manière ou d’une autre, faire partir de cette histoire, faire partie de son histoire.

 

J’ai eu la grande chance d’être conseillère générale pendant quatre ans et de voir l’énorme travail qui a été fait par le Conseil général et le Conseil communal dans des conditions économiques souvent plus que précaires. Le respect mutuel et l’entente très souvent cordiale que j’y ai ressentis m’ont convaincue d’aller plus loin ! Je suis persuadée que nous sommes sur la bonne voie !

Je veux rendre les Chaux-de-Fonniers fiers de leur ville ; pour cela, il faut la rendre plus attrayante encore en créant des lieux de rencontre : une Place du marché piétonne ; favoriser des activités familiales et fédératrices dans les parcs de la Ville ; soutenir l’implantation de festivals de marchés artisanaux, d’un marché de Noël,  d’un festin chaux-de-fonnier, … .

Il faut convaincre de potentiels nouveaux habitants de l’exceptionnelle qualité de vie que nous avons ici et de l’énorme capacité culturelle et sportive de la Ville. La Chaux-de-Fonds : capitale culturelle suisse ? Et pourquoi pas !?

Il faut non seulement convaincre de nouveaux entrepreneurs de venir y établir leur activité mais également des artisans de venir y implanter leur commerce.

La Ville doit se réinventer. Avoir son histoire en tête pour mieux y vivre le présent et développer un futur créatif, respectueux de l’Homme et de la planète.

 

Comment ne pas avoir envie de participer à cette aventure ! Je suis une femme ; je suis géographe ; je connais bien les milieux culturels ; j’organise des événements de grande envergure depuis très longtemps. Mes camarades ont besoin de moi ; je suis là, pour soutenir l’immense travail fait par Théo et Katia ; les convaincre de continuer et, pourquoi pas, les rejoindre pour former un Conseil communal solide et efficace.